Parti en exil au Togo après avoir été renversé par le capitaine Ibrahim Traoré, l’ancien lieutenant colonel est régulièrement accusé par les autorités de transition de Ouagadougou d’être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch, dont la dernière date du début janvier 2026.
Le gouvernement togolais a confirmé, mardi 20 janvier, avoir extradé vers le Burkina Faso l’ancien président de la transition de ce pays, l’ex lieutenant colonel Paul-Henri Damiba.
Celui-ci avait été renversé en 2022 et est accusé d’être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch.
M. Damiba avait pris le pouvoir en janvier 2022 par un putsch contre le président élu de l’époque, Roch Koboré. Neuf mois plus tard, il avait été renversé par le capitaine Ibrahim Traoré.
M. Damiba a été arrêté à Lomé le 16 janvier, » en exécution du mandat d’arrêt qui faisait corps avec une demande d’extradition reçue », quatre jours plus tôt, de la part des autorités Burkina

bées, a fait savoir le ministre togolais de la justice, Pacôme Adjourouvi, dans un communiqué, lu mardi à la télévision publique.
La cour d’appel de Lomé a donné un » avis favorable » à la demande d’extradition et M. Damiba a été « remis aux autorités » du Burkina Faso, le 17 janvier, selon ce même communiqué. Il est poursuivi pour » détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite criminel, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux « .
Le ministre de la justice togolais précise que l’avis favorable d’extradition a été donné notamment parce que » des garanties » ont été données par le Burkina Faso quant au respect de l’intégrité physique de M. Damiba, et son droit à un procès équitable. Il mentionne également « l’absence de la peine de mort », même si le Burkina l’a récemment réintroduite, pour des crimes de haute trahison.
Jean Louis kobrissa










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