On le sait, la direction du PDCI-RDA a décidé de célébrer le 80ème anniversaire du parti en mode éclaté à travers la Côte d’Ivoire.
Ainsi, après le lancement à Abidjan puis Yamoussoukro, ce sera à Bouaké après Abengourou.
En marge des organisations officielles, le club de soutien » Génération Fidélité Espoir PDCI-RDA présidé par N’goran Charles, a organisé une journée 23 mai à N’guessan pokoukro une journée de mobilisation et d’hommage à Jacques Aka, fils du village, double membre fondateur du syndicat agricole africain en 1944 et du PDCI-RDA en avril 1946.
Le samedi 23 mai est ce rendez-vous qui a réuni, près de 22 chefs de village, de nombreux cadres du département de Sakassou et la famille Jacques.
Les Allocutions des intervenants ont permis de découvrir l’homme, feu Jacques Aka sous plusieurs facettes telles que : Grand planteur à Daloa aux côtés de sa mère, Député à l’assemblée nationale et très proche collaborateur de son oncle le président Félix Houphouët-Boigny.
Ainsi, monsieur Koffi Kouakou Laurent représentant le président de la mutuelle du village a souhaité la bienvenue aux éminentes personnalisés et a fait à leur endroit une doléance relative à la réhabilitation de l’école du village et du foyer des jeunes. Le président Charles N’goran du GFES-PDCI RDA, a ensuite situé l’événement et a remercié le ministre Niamien N’goran qui visite N’guessan pokoukro pour la deuxième fois après janvier 2016 où il y était pour l’investiture du bureau qui la sollicité pour cette rencontre historique.
Au nom de la famille Jacques Aka, le tour de parole a été donné à Madame Guy Alain Gauze, nièce de feu Jacques Aka. Sous le regard de son cousin Kouadio Jérôme Lanvia, lui aussi neveu de Jacques Aka, Mme Gauze a peint une partie du tableau de la vie de l’homme Jacques Aka.dans : << … trouver les mots justes pour honorer la personnalité de mon oncle Jacques Aka semble presqu’impossible tant son empreinte dans nos vies fut grande et indélébile. Il était à la fois grand planteur avec sa mère Houphouët Ahou Marie, exploitant d’or et aussi industriel avec son usine de production d’eau gazeuse en zone 4. Féru de la culture, il estimait que le développement culturel va de pair avec le développement économique.
Jacques Aka était un homme avec un grand H. Un homme de cœur, un homme généreux, bienveillant et profondément inspirant. Jacques Aka a vécu utile, il a vécu grand, il a vécu pour les autres et aujourd’hui encore son œuvre continue de parler en sa faveur.
Au-delà de la stature publique, il était surtout le pilier fondamental de la famille Aka Bonny. Nous étions tous la prunelle de ses yeux…>>.

Le président de la cérémonie, le Député de Sakassou, l’honorable Eugène Kouadio a remercié toutes les autorités présentes avec un accent particulier à l’endroit du ministre Emmanuel Niamien N’goran, ancien inspecteur général d’Etat, vice-président président du PDCI-RDA en disant : << Le ministre Niamien N’goran est un militant accompli qui n’a plus rien à prouver en termes d’engagements et de hautes responsabilités en Côte d’Ivoire et au sein du PDCI-RDA. Il a financièrement soutenu Charles pour l’organisation et est venu en personne à N’guessan pokoukro, c’est notre bénédiction >>.
Pour le Député, la population du village doit être fière des dignes fils tels que Jacques Aka et Tidiane Thiam qui, selon lui, est promu à un destin national. Signalons que Madame Maguy N’dia, ex Député de Sakassou, invité spéciale de la cérémonie, empêchée n’a pas pu faire le déplacement.
Le parrain de la cérémonie, le Député Maire Yao Yao Lazare, par ailleurs président de l’association des élus et cadres du grand centre, a rendu à son tour un hommage à Jacques Aka avant de s’adresser en langue Baoulé aux 22 chefs et aux jeunes : << Le peuple Baoulé est en train de perdre ses valeurs ; autrefois, le baoulé était reconnu comme un peuple digne, un peuple de vertus, travailleur et hospitalier. Pour cela, beaucoup de nos frères étrangers qui viennent en Côte d’Ivoire aspiraient à épouser une femme Baoulé. Aujourd’hui nous avons perdu nos repères et le mensonge et le goût de l’intérêt personnel mettent à mal la cohésion. Nous posons même des actes pour de l’argent contre notre dignité et l’avenir de nos enfants>>.
À la jeunesse il a dit : << J’entends parfois des jeunes dire, pour moi est fini, je n’ai pas trouvé du travail en ville et je suis venu au village. Pour toi n’est pas fini, il ne faut jamais arrêter de se battre et croyez moi, le courageux obtient toujours le résultat attendu >>.
Le patron de la cérémonie, le vice président du PDCI-RDA le ministre Niamien N’goran, qui a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de feu Jacques Aka, en compagnie du parrain, à longuement instruit sur la vie de l’homme : << Au-delà de l’aspect festif, cette commémoration est un devoir de mémoire et de gratitude envers ces âmes généreuses qui ont sacrifié leur vie et consenti tous les efforts pour nous laisser l’héritage qui fait encore aujourd’hui la fierté de toutes les Ivoiriennes et de tous les Ivoiriens. Souvenons-nous avec déférence et piété du leadership exemplaire de Félix Houphouët-Boigny, d’Henri Konan Bédié de vénéré mémoire, des 34 figures légendaires qui ont créé le PDCI-RDA, sans oublier de faire une mention spéciale pour deux grands fils de cette région : Germain Coffi Gadeau et en particulier Jacques Aka.
Jacques Aka est né à Tiébissou, le 22 juillet 1910. Il est, faut-il le rappeler, le neveu de Félix Houphouët-Boigny. Il est le fils aîné de Houphouët Ahou Marie, soeur aînée de Félix Houphouët-Boigny que le père de ce dernier, N’doli Houphouët, a eu en première noce. Jacques Aka a été aux côtés de son oncle, dans tous ses combats contre l’oppression, l’exploitation et tous les traitements inhumains infligés à nos compatriotes par le comportement inique et hideux du colonialisme. On rapporte qu’il est l’un des artisans de la victoire du candidat Houphouët-Boigny aux premières élections législatives tenues en 1945.
Il sera lui-même élu le 30 mars 1952, conseiller territorial RDA de Bouaké. Réélu en 1957, il sera Député. Aux premières années de la Côte d’Ivoire indépendante, en tant qu’un des acteurs de premier plan de la filière café cacao, Jacques Aka est nommé en avril 1962, directeur général de la Caisse de stabilisation, nouvellement née de la fusion de la caisse de cacao et de la caisse de café. Alors qu’il travaillait sur le projet d’extension de la caisse à d’autres produits comme le coton, Jacques Aka ne verra pas la naissance de la CAISTAB en avril 1964, puisque malheureusement la Côte d’Ivoire sera privée de son expertise, suite à son décès, à Paris, le 20 mai 1963, où il était en mission. Aujourd’hui nous fêtons le 116ème anniversaire de sa naissance, car Jacques Aka n’est pas mort, il vit dans ses œuvres la Côte d’Ivoire indépendante et la CAISTAB. Jacques Aka et les fondateurs de la Côte d’Ivoire moderne nous invitent, à travers la présente commémoration du passé glorieux de notre famille politique, à œuvrer résolument, avec le président Tidiane Thiam, à la construction d’un futur glorieux pour le vaillant peuple de Côte d’Ivoire >>.
Dans cette belle ambiance de récits historiques, il faut relever l’intervention de monsieur Maurice Gandour, Maire de Botro, représentant le Député Kouadio Martin, co-parrain empêché. Il a exprimé l’engagement du Député Matin à participer à toute action allant dans le sens de la mobilisation des militants pour le retour au pouvoir du PDCI-RDA avec le président Tidiane Thiam.
Monsieur Gandour qui a pris le micro en esquissant quelques pas de danse au son de la musique ôtobé ôtobé de l’artiste Adeba Konan, a saisi l’occasion pour informer la population de la cérémonie du 80éme anniversaire du PDCI-RDA à Bouaké le 27 juin prochain. Il a mobilisation d’au moins 2000 personnes au moins à ce rendez-vous. Nous relevons que le Maire de Sakassou monsieur Kouadio Eugène dit académie, qui n’a pas voulu manquer à la cérémonie a pu se défaire de son agenda pour arriver à la fête avant la fin de l’important événement.
Sercom- GFES-PDCI










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