Je lis les journaux, je regarde et écoute la télé tout comme les postes tick-tock. Et je constate, humilié et malheureux, le traitement infligé au parti libérateur et bâtisseur de la Côte d’Ivoire moderne le PDCI-RDA. Le parti qui a triomphé dans toutes les compétitions électorales de 1946, année de sa création, jusqu’à la perte du pouvoir par un coup d’Etat militaire en décembre 1999.
Les personnes physiques sont appelés à naître, à grandir, à se réaliser et mourir et la logique commande que leurs œuvres leur survivent. Ainsi Houphouët-Boigny et ses camarades ont créé le PDCI-RDA, lui ont donné une stature de grand parti politique le deuxième vieux et dynamique parti du continent après l’ANC de Nelson Mandela d’Afrique du Sud.
Malheureusement tous ces deux partis ont du mal à garder l’éclat qu’ils avaient du temps de leurs fondateurs. On peut trouver des explications certainement, mais faisons d’abord le triste constat du spectacle auquel le PDCI se livre aujourd’hui. Ses valeurs dont le dialogue, ne sont plus les orientations cardinales qui guident les actions. Pire, celui qui tient des propos contraires à son voisin se fait rabrouer par plus fort que lui au mieux et livré à la vindicte dans les médias dans certains cas. On ne reconnaît plus ce parti où les débateurs manient la langue de Molière pour dérouter leurs interlocuteurs et persuader les auditeurs. Alors qu’un parti politique se donne pour mission de gagner les élections, le PDCI a choisi maintenant de jouer pour ne pas perdre et non pour gagner. Pour se conforter, ses dirigeants n’hésitent pas à dire faussement que dans la configuration politique actuelle aucun parti ne peut gagner tout seul une élection. Alors, il se livre, au risque de se compromettre, à toutes sortes d’alliances. Et le voici défiguré. Au début, avec le FPI pour battre le RDR, puis avec le RDR pour battre le FPI et après le RHDP avec toute la confusion qui s’en ait suivie.
Aujourd’hui Il ne sait plus respecter ses propres textes, se livrant à des arrangements internes pour élire son président s’abonner aux réguliers rendez-vous avec la justice.
Non PDCI-RDA, grand parti des grands combats, le parti vainqueur de la colonisation, réveille-toi. Les temps ont changé. Tu as gâté ta jeunesse de tous les temps où les dirigeants choisis se livraient à la belle vie plutôt qu’à apprendre à préparer la relève. Ton université du parti n’existe que dans les esprits et nulle part dans aucune archive.
Des parlementaires qui claquent la porte de la session parlementaire, on claque celle de la Commission électorale indépendante avec ordre aux représentants locaux de ne pas prendre part aux travaux de ladite institution. Et après on s’y rend pour retirer les kits de candidature suivi du dépôt de candidature à l’élection présidentielle pour participer à la compétition. Et comme la candidature est rejetée alors on choisit l’angle de la protestation, voire de l’empêchement par tous les moyens.
Non, non, mon PDCI-RDA bien aimé, détourne-toi des chemins rabaissant. Tu peux signer des alliances des reports de voix où d’électeurs dans des conditions bien précises. Mais plus jamais pour des actions anti-republicainnes, genre CNT en 2020, sans vouloir rappeler de tristes souvenirs.
Dites-nous, le pacte du front commun avec le PPA-CI et autres, c’est pour quoi ?
Le père fondateur, le président Félix Houphouët-Boigny nous a dit :
<< la solidarité dans le malheur oui, mais la solidarité pour le mal, non >>.
De continuer ?










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