Lettre de méditation spirituelle pour une synergie de vibrations cosmiques de temps de jeûne à la conscience des peuples d’Afrique

Note de Présentation du Professeur AMOA.K. Urbain
Élevé au rang de Professeur Titulaire HORS GRADE des Universités par la Conférence interuniversitaire des Études doctorales en sa session tenue à University of Education, Winneba, Ghana en janvier 2026 en présence des Représentants de plus d’une dizaine d’universités d’Afrique, Amoa Urbain, Ancien Président de la Fédération Nationale des Mouvements et Associations de Jeunesse de Côte d’Ivoire (années 80), Ancien Président de l’Association des Professeurs de Français pour l’Afrique et l’Océan Indien (APFA- O.I) et Ancien Vice-président de la Fédération Internationale des Professeurs de Français (F.I.P.F), est Titulaire de deux Doctorats en Littératures et Civilisations d’expression française ( Doctorats 3ème cycle à l’Université de Bordeaux III) et en Sciences du langage ( Doctorat d’Etat à l’Université de Ouagadougou), il est le Fondateur de l’Université Charles-Louis de…Montesquieu, Abidjan et Titulaire de la Chaire de la Diplomatie Coutumière Africaine.
AMOA Urbain est Haut Dignitaire de plusieurs Cours Royales dont le Royaume Rebisi Kingdom de Port Harcourt dans le Rivers State ( Nigeria) sous le nom de règne Nwene-zi- nu mba,
Ecrivain et Auteur de nombreuses publications, AMOA Urbain est Commandeur dans l’Ordre du Mérite de l’Education nationale de Côte d’Ivoire et Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République Française.
Fait à University of Education, Winneba, Ghana, le 20 janvier 2026

 

C’est avec une attention soutenue que je suis les déclarations de la Conférence épiscopale des évêques et du Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires islamiques en Côte d’Ivoire (COSIM) de Côte d’Ivoire, ce microcosme existentiel aux mille vertus assaisonnées d’immondes vices de ce monde.

Bien difficile est la tâche des Leaders religieux et des Guides spirituels en cette belle saison exceptionnelle de convergence des pieuses privations appelée « temps de carême » ou « temps de ramadan ». Peut-on parler de la présence de l’Eglise catholique aujourd’hui dans une région sans parler de la Côte d’Ivoire ni fournir des données statistiques et des hypothèses de comparaison? Peut-on parler de la formation des animateurs de l’Eglise sans, entre autres, rappeler la philosophie de Guillaume Joseph Chaminade, par exemple ? Dans une région comme celle de Bondoukou par exemple ou un village comme Damé où l’islam est présent et très actif depuis bien longtemps, a- t- on suffisamment de recul voire un esprit de discernement suffisant pour apprécier une éventuelle rupture (?) entre le nouveau Testament et l’ancien Testament ? Autrement dit, doit-on parler de rupture ou de logique de continuité ? Autrement dit, y aurait-il eu un nouveau Testament s’il n’y avait pas eu un ancien Testament ? Et s’il y a eu un ancien Testament, n’est-ce pas là aussi que résident les fondements historiques de l’ancestrologie ? Et si l’ancestrologie est ici et là, que pourrait-on alors reprocher aux spiritualités africaines jusqu’à les diaboliser à l’excès ? Et la sagesse africaine de nous répondre à la troisième édition du Porlahla à Kouto, en ces termes fort éloquents : « Nos racines, nos ailes ».

Quant au système éducatif dans un environnement où ce ne sont pas forcément les meilleurs qui gravissent les meilleurs échelons, que peut l’idéalisme de l’Ecole catholique d’antan ? Et quelle école catholique aujourd’hui pour quelle Afrique? Que peuvent les séminaires si, en formation initiale, l’on n’y développe pas au moins trois types de formation par compétence :
– une formation intellectuelle de haut niveau ;
– une formation spirituelle axée sur le numérique, l’Intelligence Artificielle et l’Intelligence Africaine ;
– une formation professionnelle en alternance en fonction des talents des impétrants de façon à les éloigner d’une dynamique de la théorie de l’art pour l’art ?
Ainsi, face à une excessive libéralisation de la communication, et de ce point de vue Rome n’est plus loin don nos cabanes et de nos usines, que reste-t-il, du sacré, à préserver dans la sainte Église ?
Ce qui est vrai pour l’Église catholique ne l’est pas moins pour toutes les autres pratiques et confessions religieuses dans le vaste champ qu’est celui de l’oecuménisme et du dialogue interreligieux.
Et si l’image de l’Eglise et ses valeurs ne sont plus un idéal de succès sur terre, que faudrait-il attendre d’un certain Paradis? Là aussi, il reste à définir une mission sociale à puissance d’auto-suffisance culturelle c’est-à-dire une Eglise dont les acteurs quitteraient le vaste champ d’un risque d’emprunt, de mendicité stratégique et de quête d’aumône ou d’oisiveté paroissiale.
Telles sont quelques pistes de réflexion que me suggèrent de plus en plus les déclarations de la Conférence épiscopale qui, loin d’être des résolutions à relents de revendications devraient nous plonger dans les profondeurs des moyens humains indispensables à l’avènement d’une nouvelle race d’Africains porteuse d’une Afrique qui ose et qui gagne par son intelligence et sa volonté de s’affirmer non au rythme des guerres fratricides par délégation mais par l’ Intelligence Africaine. N’est-ce pas le moment de faire un état des lieux de la politique éducative de l’Église catholique en Côte d’Ivoire axée sur une nouvelle vision et une nouvelle vision des mouvements confessionnels dont la Jeunesse Etudiante Catholique ( J.E.C) ? Rêveur me dira- t-on .Mais que peut-on réussir sans un bon rêve rêvé et réalisé?

Et puis le  » vivre ensemble  » qui semble pacifique et que nous croyons être un modèle de dialogue interreligieux, n’est-ce pas une invite à un calme apparent à puissance d’absorption silencieuse par mimétisme ou par domination économique d’une philosophie religieuse soutenue par une certaine intelligence politique ? Car que signifierait l’expression  » vivre ensemble  » si celle-ci n’est marquée par au moins trois adjectifs qualificatifs que sont : pacifique, cohérent et harmonieux ?

Et puisque toutes les religions sont révélées, puisse le nectar des valeurs de toutes, donc aussi de celles des spiritualités ancestrales, servir de socle et de viatique à nos systèmes éducatifs non uniquement par l’exploitation de l’Intelligence Artificielle mais aussi et surtout par un savant usage de l’Intelligence Africaine.

Et nous y sommes : puisque toutes les valeurs humaines ont pour socles les valeurs ancestrales que ne devrions-nous nous pas davantage nous consacrer à toutes les oeuvres susceptibles de nous permettre d’inventer un nouvel ordre spirituel pour une Afrique nouvelle , de créer un monde nouveau axé sur les valeurs africaines ancestrales et de dompter toutes nos ressources jusqu’à les transformer par approche holistique, du village à la ville et vice versa, nous-mêmes pour nous-mêmes pour un bien-être non plus durable, mais plutôt permanent en partage pour Tous, en Tout lieu et à Tout âge. Et puisque Tout, ici-bas, est en un Tout, l’heure, me semble-t-il est venue de nous soumettre aux exigences de la synchronicité en restant dans et à l’écoute du discours de l’univers. Puisse cette saison de prières et de jeûnes, cette saison d’invite à une communion de soi à soi, nous faire davantage prendre conscience de l’idée que si l’Afrique ne se tient pas debout maintenant ( Afrique debout de Bernard B.Dadié) à jamais, elle pourrait, au-delà des années 2050, demeurer un essuie-pieds voire une poubelle incandescente de toxicité où, loin d’un tourisme attrayant, ne seront servies aux passants des autres nations que de funestes élégies et des jérémiades de misère en lieu et place des belles mélodies des koras et des balafons de nos mythiques bois sacrés.

Urbain AMOA